Revue de presse

Res Musica - 17 sept. 2012

«C'est Gildas Pungier et son ensemble vocal Mélisme(s), accompagné d'A Venti, qui ouvrent cette dernière journée avec un programme « de Bach à Bruckner ». Le public a découvert ce chef et ses chanteurs, venus de Bretagne proposer leur vision sensible d'œuvres connues autour de Bach sauf... le prélude du Te Deum de Marc Antoine Charpentier qui, lui, a été joué à l'orgue !

Le motet O Jesu Christ, meins Lebens Licht BWV 118 pourrait avoir été composé pour un service de funérailles. La tension perceptible dans son interprétation, jamais larmoyante, a été judicieuse, en rapport avec le texte. Un petit chœur de six sopranos, disposé sur le jubé, a donné une dimension céleste à la musique du cantor de Leipzig.

Suivait Immortal Bach, un arrangement d'un choral de Bach, écrit par Knut Nystedt, compositeur norvégien, en 1988. Interprétation spatialisée par Gildas Pungier. Bien sûr, des dissonances mais rendues agréables par les chanteurs de Mélisme(s) a cappella. Comme souvent dans la musique contemporaine, les auditeurs sont surpris, comme saisis, fascinés... Le silence avant les applaudissements était, à cet égard, éloquent.

Le Te Deum de Mendelssohn, juste accompagné d'un continuo, manquait de solennité. Mais ce parti pris a donné un moelleux, une pâte musicale agréable à l'écoute.

La Messe n°2 en mi mineur pour chœur et vents d'Anton Bruckner constituait la seconde partie du concert. La supplication du Kyrie s'est bien fait sentir dans les différents plans sonores. Le Gloria, quant à lui, a été chanté, joué, avec enthousiasme. On notera avec plaisir la solennité superbe de l'Ad dexteram patris. Le Credo, offert au public casadéen, a démontré, s'il en était besoin, qu'il n'est point besoin d'être nombreux pour (bien) chanter du Bruckner. Le Sanctus voit le chœur s'envoler dans de superbes volutes, bientôt rejoint par les instruments. Dans le Benedictus, les chanteuses, puis les chanteurs, sont dans la prière. Les instruments, dans un très beau discours, terminent la pièce. Enfin, l'Agnus De est toujours dans la nuance, inspiré par le texte, par la musique mais surtout par le chef qui fait passer, avec élégance, l'ensemble du forte au dolce.»

Jean-Noël Démard

A propos du concert "De Bach à Bruckner", festival de la Chaise-Dieu, 2 septembre 2012.

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